BABYI YAR ou Babyn Yar

(Ravin de la Vieille femme)

 

 

Le profond ravin s’étire sur 2,5 km, entre les quartiers de Syrets  et de Kurenivka. Son nom remonte au XVe siècle après la vente de ses terres au monastère des Dominicains par une vieille femme propriétaire des lieux.

En 1869, on crée près du Ravin un camp militaire d’été (dit) « de Syrets ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce sera un camp de concentration.

Près de Babyi Yar, on aménage dans les années 1891-1894 un cimetière juif, qui sera fermé par les autorités en 1937 et rasé pendant la Guerre.

De nos jours, le nom de Babyj Yar est lié aux exécutions perpétrées par les troupes allemandes à l’encontre des populations ukrainienne, rom et juive. Parmi les Ukrainiens,  on compte des communistes et des résistants détenus pour la plupart au camp de concentration de Syrets, 621 membres de l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens dont la célèbre poétesse Olena Teliha, plusieurs footballeurs de l’équipe Dynamo et 752 patients de l’hôpital psychiatrique Ivan Pavlov, fusillés le 27 septembre.
Dans un rapport de l’Einzatsgruppe « C » au Sicherheitsdienst ou SD  (« service de
sécurité », chargé du renseignement de la SS) et au Schutzstaffel  ou SS (« escadron de protection », principale organisation nazie), il est noté que 33.771 personnes furent massacrées ici les 29 et 30 septembre 1941, parmi lesquelles des Juifs et des Roms. Il faut noter qu’un petit nombre de Juifs réussirent à s’échapper et furent cachés par les habitants de Kyiv au péril de leur vie.

On dénombre en ce lieu, pour  cette année 1941 près de 100.000 victimes. 

En 1976, un premier monument est édifié par les autorités soviétiques à la mémoire des citoyens assassinés.

En 1991, un second monument est érigé pour la commémoration du 50ème anniversaire de cette tragédie puis en 2001, un troisième dédié aux enfants morts durant ces journées tragiques.

 

 

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