La Podolie et la Volhynie sont deux régions historiques de l'ouest et du centre-ouest de l'Ukraine. La Podolie s'étend entre le Boug méridional et le Dniestr, sur les oblasts actuels de Khmelnytskyi, de Vinnytsia et d'une partie de Ternopil ; la Volhynie occupe le nord-ouest, entre le Boug occidental et le bassin de la Teteriv, sur les oblasts de Volyn et de Rivne. Aucune frontière administrative ne les délimite aujourd'hui : ce sont des géographies de mémoire, que les découpages en oblasts ont recouvertes sans les effacer.
Ces deux noms reviennent constamment dans l'histoire de l'Ukraine, dans la littérature et dans la manière dont les habitants se situent eux-mêmes. Cet article précise ce qu'ils recouvrent, à quels oblasts contemporains ils correspondent, et ce que l'on trouve sur ce territoire : la forteresse de Kamianets-Podilskyi, l'ancienne Proskouriv devenue Khmelnytskyi, et Ternopil, ville-forteresse fondée en 1540 aux confins de la Galicie.
Podolie et Volhynie : deux régions que les cartes n'affichent plus
La Podolie et la Volhynie constituent deux régions historiques majeures de l'ouest et du centre-ouest de l'Ukraine contemporaine. Aucune frontière administrative officielle ne les délimite aujourd'hui : elles relèvent d'une géographie historique que les cartes politiques actuelles ont effacée au profit des oblasts, héritage de la période soviétique, dont le découpage actuel en 24 oblasts est issu. Pourtant, ces noms perdurent dans le langage, la mémoire locale et l'organisation spatiale réelle du territoire ukrainien. Leur étude permet de saisir comment le paysage physique, l'occupation humaine et les séquences politiques se sont combinés pour façonner des aires de référence encore opérantes.
La Podolie se situe dans la partie méridionale de cet ensemble, tandis que la Volhynie occupe le secteur nord-occidental. Cette bipartition ne correspond à aucune coupure abrupte : les deux régions partagent une assise géomorphologique commune, le plateau Volhynie-Podolie, et leurs limites respectives demeurent floues, sujettes à des définitions variables selon les sources historiques ou géographiques consultées. Il convient donc de les présenter comme des approximations spatiales plutôt que comme des entités rigoureusement délimitables.
Le plateau Volhynie-Podolie et ses paysages
Le socle physique commun à ces deux régions tient dans le vaste ensemble de plateaux qui s'étend sur la partie occidentale de l'Ukraine. Ce plateau Volhynie-Podolie résulte d'une longue érosion différentielle sur des substrats sédimentaires, principalement du Crétacé, qui ont produit une topographie de plaines surélevées entrecoupées de vallées encaissées. Les altitudes restent modestes, mais le relief accidenté crée des paysages de seuils et d'escarpements calcaires particulièrement marqués dans la Podolie méridionale.
La Podolie se caractérise spécifiquement par ses terres noires, parmi les plus fertiles d'Europe, et par un paysage dominé par les vallées du Dniestr et du Boug méridional. Ces deux cours d'eau ont creusé des gorges profondes qui structurent l'habitat et les déplacements. La région est très rurale, avec une densité de population relativement faible en dehors des villes historiques. L'agriculture y a longtemps prévalu, exploitant ces sols limoneux et profonds que les processus pédologiques ont enrichis au fil des millénaires.
La Volhynie, plus au nord-ouest, s'étend entre le Boug occidental et le bassin de la Teteriv, avec une extension historique vers la rive droite de l'Ukraine. Son relief est légèrement moins marqué que celui de la Podolie méridionale, avec des plateaux plus étendus et des vallées moins encaissées. La forêt y occupe une place plus importante, notamment dans les secteurs septentrionaux où les conditions climatiques plus humides favorisent des formations boisées mixtes. La transition entre les deux régions est progressive, sans ligne de partage nette, ce qui explique les divergences de délimitation selon les auteurs.
A quels oblasts actuels correspondent ces deux régions
La correspondance entre régions historiques et divisions administratives contemporaines est nécessairement approximative. Les oblasts ukrainiens, hérités de la structuration territoriale soviétique puis confirmés par l'État indépendant, obéissent à des logiques différentes de celles qui ont présidé à l'émergence des aires Podolie et Volhynie. Le tableau ci-dessous met en regard les deux régions selon trois critères : les oblasts concernés, les limites géographiques de référence et les cours d'eau structurants.
| Région historique | Oblasts concernés (approximatif) | Limites géographiques de référence | Rivière principale |
|---|---|---|---|
| Podolie | Khmelnytskyi, Vinnytsia, partie de Ternopil | Entre le Boug méridional et le Dniestr | Dniestr et Boug méridional |
| Volhynie | Volyn, Rivne, parties de Jytomyr, Khmelnytskyi et Ternopil | Entre le Boug occidental et le bassin de la Teteriv | Boug occidental, Teteriv |
Cette correspondance mérite d'être nuancée. L'oblast de Khmelnytskyi, par exemple, recouvre à la fois des secteurs podoliens et des secteurs volhyniens selon les définitions retenues. L'oblast de Ternopil, quant à lui, appartient historiquement à la Galicie pour sa partie occidentale, tandis que sa partie orientale peut être rattachée à la Podolie dans certaines classifications. Ces chevauchements illustrent l'artificialité de toute délimitation stricte entre régions historiques dont les contours ont fluctué au gré des partitions politiques et des changements de souveraineté.
La Volhynie historique s'étendait plus largement que l'oblast de Volyn actuel, qui n'en constitue que le noyau central. De même, la Podolie englobait des territoires aujourd'hui répartis entre plusieurs oblasts, sans que l'un d'eux puisse revendiquer l'exclusivité de cet héritage. Cette dispersion administrative explique pourquoi la mémoire régionale podolienne persiste de manière fragmentée, relayée par des initiatives locales plutôt que par une institution territoriale unique.
Kamianets-Podilskyi, la forteresse dans la boucle du Smotrych
Kamianets-Podilskyi incarne de manière presque exemplaire l'identité podolienne. Située dans l'oblast de Khmelnytskyi, cette ville se distingue par une position topographique remarquable : elle s'est développée sur un promontoire rocheux entièrement ceinturé par une boucle encaissée de la rivière Smotrych. Ce site défensif naturel, quasi insulaire, a été exploité dès l'Antiquité et surtout renforcé à l'époque médiévale par une forteresse qui compte parmi les plus impressionnantes d'Europe de l'Est.
La forteresse de Kamianets-Podilskyi constitue le monument emblématique de la région. Édifiée et remaniée sous de multiples souverainetés — polonaise, ottomane, russe — elle témoigne de la position stratégique de la Podolie aux confins de plusieurs empires. Les fortifications s'adaptent au relief calcaire, avec des bastions, des tours et des ponts qui enchaînent les éléments naturels et les ouvrages artificiels. La ville ancienne, classée au patrimoine national ukrainien, conserve un tissu urbain dense de ruelles, d'églises et de bâtiments administratifs hérités des époques polonaise et autrichienne.
Le nom même de la ville, Kamianets-Podilskyi, associe l'élément « kamianets » (petite pierre, référence au substrat calcaire) à la désignation régionale « Podilskyi », explicitant l'ancrage podolien. Cette double dénomination illustre comment l'identité locale s'est construite par accumulation, juxtaposant des strates toponymiques successives. La ville a connu des périodes de prospérité commerciale, lorsqu'elle contrôlait les passages entre le plateau et les vallées, puis de relative marginalisation après les modifications des routes de commerce et des frontières politiques.
Khmelnytskyi, l'ancienne Proskouriv
La ville de Khmelnytskyi, capitale administrative de l'oblast du même nom, offre un cas de toponymie politique particulièrement révélateur. Mentionnée dès 1431 sous des formes anciennes comme Ploskirow ou Ploskirovce, elle a porté le nom de Proskouriv ou Proskurov jusqu'en 1954. Cette année-là, les autorités soviétiques la renommèrent Khmelnytskyi, en référence à Bohdan Khmelnytskyi, chef cosaque du XVIIe siècle dont le nom revêtait une charge symbolique importante dans la rhétorique officielle soviétique puis ukrainienne.
Cette mutation onomastique n'a pas effacé les couches antérieures. Les habitants plus âgés employaient encore « Proskurov » dans la vie quotidienne des décennies suivantes, et des établissements commerciaux ou des rues conservent parfois des références à l'ancienne dénomination. La ville se situe dans le bassin du Boug du Sud, ce qui la rattache géographiquement à la Podolie, bien que son oblast chevauche également des secteurs volhyniens selon les définitions. Sa population dépasse les 270 000 habitants, avec un ordre de grandeur autour de 274 000 personnes selon les estimations disponibles — chiffre à considérer comme indicatif plutôt que comme le résultat d'un recensement officiel daté.
Khmelnytskyi n'a pas l'ancienneté ni le caractère pittoresque de Kamianets-Podilskyi. Son développement s'est surtout accéléré à l'époque soviétique, avec l'industrialisation et l'installation de populations ouvrières venues de diverses régions. Elle constitue aujourd'hui un pôle administratif et économique régional, avec des fonctions de services et de redistribution qui en font le centre de gravité de l'oblast. La présence de l'ancien nom dans la mémoire locale, conjuguée à l'usage officiel du nouveau, crée une tension toponymique caractéristique des villes ukrainiennes ayant subi des renommages idéologiques.
Ternopil, ville-forteresse de Galicie fondée en 1540
Ternopil présente une trajectoire historique distincte de celle des villes précédentes, quoique géographiquement proche. Fondée en 1540 par le chef militaire polonais Jan Amor Tarnowski, elle reçut du roi Sigismond Ier l'autorisation d'établissement le 15 avril de cette même année. Cette fondation tardive, à l'époque de la Pologne renaissance, répondait à un objectif militaire précis : constituer une forteresse et un château capables de défendre la région contre les raids tatars qui dévastaient régulièrement les marges sud-orientales du royaume polonais.
Le château de Ternopil, au cœur de cette fondation, a presque entièrement disparu, mais il a structuré l'organisation spatiale primitive de la ville. Construit sur une éminence dominant le Seret, cours d'eau qui traverse la cité, il commandait les voies de passage et offrait un refuge aux populations rurales environnantes. Ternopil est aujourd'hui connue pour son grand lac urbain, situé dans le centre de la ville, qui résulte en partie d'aménagements postérieurs sur le lit et les zones humides du Seret. Cet élément paysager constitue l'un des espaces publics les plus identifiés de la cité.
Contrairement à Kamianets-Podilskyi et à Khmelnytskyi, Ternopil relève historiquement de la Galicie, non de la Podolie ou de la Volhynie. Elle a appartenu au royaume de Pologne, puis à la république des Deux Nations après l'union de Lublin en 1569, avant d'être intégrée à l'empire d'Autriche lors des partages de la Pologne. Cette appartenance galicienne la distingue culturellement et politiquement, bien que l'oblast de Ternopil actuel recouvre des portions de territoire que certaines définitions rattacheraient à la Podolie. Sa population s'établit autour de 225 000 habitants en 2022, avec une légère diminution par rapport à 2021 selon les sources disponibles.
Cette situation liminaire — géographiquement proche de la Podolie, historiquement galicienne — fait de Ternopil un observatoire pertinent des recompositions identitaires dans l'ouest ukrainien. La ville n'a pas été renommée de manière aussi radicale que Khmelnytskyi, conservant une dénomination proche de celle de son fondateur, mais elle a connu des ajustements orthographiques passant de Tarnopol à Ternopil selon les régimes linguistiques successifs.
- Villes anciennes — noyaux urbains hérités des périodes polonaise et lituanienne, souvent organisés autour d'une place de marché centrale.
- Châteaux et églises fortifiées — architecture défensive née de siècles d'exposition aux raids, dont le château de Ternopil est un exemple direct.
- Monastères — établissements religieux qui ont structuré la vie rurale et conservé une part du patrimoine écrit régional.
- Gorges calcaires — reliefs creusés par les rivières du plateau, dont la boucle du Smotrych à Kamianets-Podilskyi est la formation la plus spectaculaire.
- Terres noires — les tchernozioms de Podolie, qui font de cette région rurale l'un des sols les plus fertiles du pays.
Ce que ces régions donnent à voir aujourd'hui
Ces deux régions restent peu fréquentées par les voyageurs francophones, qui concentrent leurs séjours sur les grandes villes ukrainiennes. Le contraste est net : ici, le patrimoine se lit dans des bourgs, des châteaux isolés et des vallées, plutôt que dans des centres métropolitains.
Le patrimoine matériel de la Podolie et de la Volhynie, ainsi que des zones limitrophes comme la Galicie orientale, offre une palette de sites qui témoignent des multiples strates historiques. Les voyageurs et les chercheurs y trouvent des éléments répartis en plusieurs catégories :
- Les fortifications et châteaux, dont la forteresse de Kamianets-Podilskyi constitue l'exemple le plus accompli, avec ses remparts s'adaptant au relief calcaire et ses ponts jetés au-dessus de la gorge du Smotrych
- Les églises fortifiées et les monastères, nombreux dans les régions de confins où la défense contre les incursions ottomanes et tatares a modelé l'architecture religieuse
- Les paysages de gorges et de vallées encaissées, particulièrement spectaculaires dans la Podolie méridionale où l'érosion du Dniestr a créé des ensembles de falaises et de grottes
- Les villes anciennes aux tissus urbains préservés, avec leurs églises catholiques, orthodoxes et grecques-catholiques juxtaposées, témoins des pluralismes religieux et culturels de l'Ancien Régime
- Les traces de l'époque soviétique, moins valorisées mais inscrites dans le paysage urbain des chefs-lieux d'oblast comme Khmelnytskyi
Cette diversité patrimoniale s'accompagne d'une ruralité marquée qui distingue ces régions des pôles industriels de l'est ukrainien. Les terres noires de la Podolie continuent de nourrir une agriculture intensive, tandis que les secteurs plus boisés de la Volhynie septentrionale conservent des paysages de polyculture et de sylviculture. L'absence de métropole régionale dominante — les trois villes présentées restent de taille moyenne — maintient une certaine dispersion des fonctions urbaines et préserve des centralités secondaires aux identités affirmées.
La mémoire historique y est également plus complexe et conflictuelle que ne le suggère une simple énumération de monuments. Les périodes de violence du XXe siècle, notamment les deux guerres mondiales et leurs suites, ont laissé des traces démographiques et sociales profondes. La présence juive, autrefois importante dans les petites villes et les bourgs, a été anéantie par la Shoah.
Khmelnytskyi et Ternopil : deux trajectoires urbaines distinctes
Rapprocher ces deux chefs-lieux fait apparaître deux manières d'entrer dans l'histoire. Ternopil naît d'une décision militaire datée : le 15 avril 1540, le roi Sigismond Ier autorise Jan Amor Tarnowski à établir une ville, pensée dès l'origine comme forteresse et château destinés à protéger la région des raids tatars. La ville a donc un acte de naissance, un fondateur et une fonction assignée.
Khmelnytskyi procède autrement. La localité est mentionnée dès 1431 sous des formes anciennes comme Ploskirow — une variabilité de graphie que l'on retrouve dans la plupart des noms de villes ukrainiennes —, sans fondation solennelle ni date fondatrice unique. Elle se développe comme localité de Podolie avant de porter durablement le nom de Proskouriv, qu'elle conserve jusqu'en 1954. Cette année-là, elle est renommée en l'honneur de Bohdan Khmelnytskyi — un changement de nom qui, contrairement à ceux de la décommunisation des années 2010, relève de la période soviétique.
| Élément | Khmelnytskyi | Ternopil |
|---|---|---|
| Première mention / fondation | Mentionnée dès 1431 (Ploskirow) | Fondée le 15 avril 1540 |
| Fondateur | Pas de fondateur unique documenté | Jan Amor Tarnowski, autorisé par Sigismond Ier |
| Nom antérieur | Proskouriv / Proskurov, jusqu'en 1954 | Tarnopol, dans l'usage polonais |
| Origine du nom actuel | Bohdan Khmelnytskyi, depuis 1954 | Nom lié à la fondation par Tarnowski |
| Région historique | Podolie | Galicie, aux confins de la Podolie |
| Population (ordre de grandeur) | Plus de 270 000 habitants | Environ 225 000 habitants (2022) |
| Cours d'eau | Bassin du Boug du Sud | Le Seret, et un grand lac urbain central |
Le contraste tient aussi au rattachement historique. Ternopil appartient à l'aire de la Galicie et passe dans le royaume de Pologne, puis dans la république des Deux Nations après 1569 ; son architecture et sa toponymie en portent la trace, y compris dans la forme polonaise Tarnopol longtemps employée. Khmelnytskyi relève plus nettement de la Podolie, dont elle est aujourd'hui le chef-lieu administratif. Ces appartenances anciennes expliquent en partie pourquoi deux villes de taille comparable, distantes de moins de deux cents kilomètres, ne se ressemblent pas.
Un détail mérite d'être signalé pour éviter une confusion fréquente : l'oblast de Khmelnytskyi porte le nom de sa capitale, ce qui n'a rien d'automatique en Ukraine. La ville de Kropyvnytskyi, par exemple, a changé de nom en 2016 sans que son oblast suive, et celui-ci s'appelle toujours Kirovohrad. Les logiques de dénomination des villes et des régions administratives obéissent à des procédures distinctes, comme le détaille notre article consacré aux cinq noms de Kropyvnytskyi.
Questions fréquentes sur la Podolie et la Volhynie
La Podolie occupe l'ouest et le centre-ouest de l'Ukraine, entre le Boug méridional et le Dniestr. La Volhynie se trouve plus au nord-ouest, entre le Boug occidental et le bassin de la Teteriv. Ni l'une ni l'autre ne correspond à une entité administrative actuelle : ce sont des régions historiques dont les limites restent approximatives et discutées.
De façon approximative, la Podolie recouvre surtout les oblasts de Khmelnytskyi et de Vinnytsia, ainsi qu'une partie de celui de Ternopil. La Volhynie correspond principalement aux oblasts de Volyn et de Rivne, avec des portions de Jytomyr, de Khmelnytskyi et de Ternopil selon les définitions retenues.
La ville a porté le nom de Proskouriv jusqu'en 1954, année où elle fut renommée en l'honneur de Bohdan Khmelnytskyi. Elle est mentionnée bien plus tôt, dès 1431, sous des formes anciennes comme Ploskirow. Ce renommage relève de la période soviétique et non de la décommunisation des années 2010.
Ternopil a été fondée en 1540 par le chef militaire polonais Jan Amor Tarnowski, autorisé par le roi Sigismond Ier le 15 avril 1540. Elle fut conçue comme une forteresse dotée d'un château, destinée à défendre la région contre les raids tatars.
C'est le monument le plus emblématique de la Podolie, situé dans l'oblast de Khmelnytskyi. La ville fortifiée est perchée dans une boucle encaissée de la rivière Smotrych, ce qui lui confère une position défensive exceptionnelle et explique son rôle militaire durable.